Nous avions sollicité un auteur ayant travaillé cette question pour qu’il traite la notion d’Us et coutumes. Il nous avait donné son accord de principe mais… Comme il  nous semble que cette notion soulève des problèmes à la fois intéressants et importants, nous vous proposons de l’aborder ensemble (dans le cadre des commentaires donc). Nous pourrions prendre comme point de départ de notre réflexion collective par exemple la question suivante : une société démocratique n’est-elle fondée à exiger de ses membres que le seul respect des lois ou est-elle en droit de leur demander de respecter aussi un certain nombre d’us et coutumes ? Ou une telle demande constitue-t-elle presque d’emblée un abus de pouvoir de la part d’une société qui se veut elle-même respectueuse des droits et libertés ?

 

Autre formulation, complémentaire, pour introduire à la discussion :

Étant donné que la France se fonde sur la Déclaration des droits de l’homme de 1789, qui énonce

Article IV

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Article V

La Loi n’a le droit de défendre* que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas. »

 

S'ensuit-il qu'il soit interdit ou qu'il faille s'interdire de porter un jugement sur les divers us et coutumes, ou encore sur les moeurs, dès lors qu'ils ne sont pas délictueux? de considérer que certaines manières de faire et d'être (par exemple fesser un enfant en public), même si elles ne sont pas illégales, ne correspondent pas ou plus au type de civilisation que notre pays est en train d'élaborer?

 

abécédaire des sociétés modernes

 

* dans le sens d'interdire évidemment