vive les sociétés modernes - abécédaire

Cet abécédaire est élaboré progressivement. Les contributions proviennent d'horizons (professionnels, disciplinaires, philosophiques...) divers. Il voudrait être un témoignage sur notre époque.

05 mai 2009

M comme Marché (régulateur ou à réguler)

I  Une brève histoire du marché

« Les symptômes qui précèdent les crises sont les signes d’une grande prospérité ; nous signalerons les entreprises et les spéculations en tout genre ; la hausse des prix de tous les produits, des terres, des maisons ; la demande des ouvriers, la hausse des salaires, la baisse de l’intérêt, la crédulité du public, qui, à la vue d’un premier succès, ne met plus rien en doute ; le goût du jeu en présence d’une hausse continue s’empare des imaginations avec le désir de devenir riche en peu de temps, comme dans une loterie. Un luxe croissant entraîne des dépenses excessives, basées non sur les revenus mais sur l’estimation nominale du capital d’après les cours cotés. »

Ce texte décrit exactement la situation précédant la crise actuelle. Pourtant cette analyse de Clément Juglar, père de la théorie des cycles économiques, date de 1862 ! Il  ajoutait :

« Les crises, comme les maladies, paraissent une des conditions de l’existence des sociétés où le commerce et l’industrie dominent. On peut les prévoir, les adoucir, s’en préserver jusqu’à un certain point, faciliter la reprise des affaires ; mais les supprimer, c’est ce que  jusqu’ici, malgré les combinaisons les plus diverses, il n’a été donné à personne. »

Chaque « accident » de l’économie, et la crise actuelle dite « des marchés » en est un d’une intensité exceptionnelle, conduit à poser la question du rôle du marché et de sa régulation. Or n’y a-t-il pas une contradiction : le marché n’est-il pas lui-même le régulateur suprême de l’économie ?  Ou existe t-il une autre logique de régulation ?

Quelques rappels sur le marché

Les humains ont eu besoin de lieux pour se rencontrer, proposer, marchander et finalement échanger paroles, idées, marchandises, denrées alimentaires, travail, bétail, voire  femmes ou esclaves. Au départ le marché est donc d’abord un lieu -une « topie »- où se rencontrent ceux qui ont quelque chose à vendre ou à acheter. Ce lieu peut être temporaire et souvent périodique comme les grandes foires du Moyen-âge ou permanent dans les plus grandes cités.

Il a fallu des millénaires pour passer d’un économie de cueillette ou de chasse, d’une économie de survie, souvent associée à une économie de « rapt, de pillage, de rapine » à une économie de marché. Si aujourd’hui le marché semble être la forme dominante de l’économie, le mouvement n’a pas été linéaire, soit à cause de contingences historiques comme les guerres, soit pour des raisons idéologiques, notamment les socialismes dont les marxismes réels ont constitué les variantes les plus absolues.

La réalité du marché est bien antérieure à la réflexion sur son rôle. On peut cependant imaginer que les participants, sans le « théoriser », ont compris que le marché, lieu de rencontre entre offre et demande, permettait de réaliser des échanges produit contre produit avec le troc et, plus tard, produit contre l’instrument général de paiement qu’est la monnaie. Le marché permettait surtout de définir des rapports d’échange, c’est-à-dire des prix pouvant orienter les flux de produits demandés (la route de la soie ou celle des épices montrent bien que la mondialisation ne date pas d’aujourd’hui !).

Avec l’apparition de la monnaie et l’accumulation du capital sont apparus de nouveaux marchés déjà plus éloignés de la « sphère de l’économie réelle» : marchés des changes, marchés des capitaux de court ou de long terme et de nouveaux acteurs : prêteurs, banquiers, spéculateurs.

La réflexion sur le rôle du marché

C’est à l’aube de la révolution industrielle que débutent des réflexions sur le rôle du marché jusque là assez embryonnaires et qui se poursuivent de nos jours. On attribue la paternité de la découverte du rôle de l’intérêt individuel et du marché à Adam Smith, père de l’économie politique moderne avec sa fameuse « main invisible ». Même si la pensée de Smith est beaucoup plus subtile que la caricature qui en est souvent donnée, il n’en reste pas moins vrai qu’elle a donné tout son sens à la formule devenue célèbre de Vincent de Gournay "Laissez faire, laissez passer"*, fondant ainsi le libéralisme économique et  le marché comme régulateur automatique et optimal de nos sociétés.

Les fonctions économiques du marché sont claires : permettre la rencontre des vendeurs et des acheteurs, confronter offre et demande pour dégager un prix c’est-à-dire un rapport d’échange, donner une information sur ce rapport qui oriente  production et consommation selon la loi de l’offre et de la demande. La hausse des prix réels a tendance à attirer vendeurs et décourager acheteurs, rétablissant ainsi spontanément l’équilibre sans qu’il soit nécessaire qu’une autorité supérieure détermine les quantités à produire et les prix.

Au cours du 19ème siècle le marché va devenir une construction théorique. Les économistes « classiques » vont introduire les notions essentielles de concurrence pure et parfaite, c’est-à-dire les conditions de son fonctionnement optimal (atomicité, fluidité, transparence, …). Ils vont formaliser les courbes d’offre et de demande, constater les imperfections du marché, essayer de mesurer les influences d’un marché sur un autre, introduire les notions d’élasticité directe ou croisée par rapport aux prix, rechercher les conditions d’un optimum théorique, élaborer des modèles économiques et économétriques, etc.

  (à suivre)

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Frédérick Van Gaver (économiste)

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* cette formule ne signifie nullement pour les fondateurs de la pensée libérale, contrairement à ce quon croit trop souvent, le rejet de tout cadre légal ou de toute intervention de l'Etat dans l'économie. Ainsi selon Smith le "devoir du souverain est d’entretenir ces ouvrages ou ces établissements publics dont une grande société retire d’immenses avantages, mais sont néanmoins de nature à ne pouvoir être entrepris ou entretenus par un ou plusieurs particuliers, attendu que, pour ceux-ci, le profit ne saurait jamais leur en rembourser la dépense..." (Richesse des nations V, 1)

Posté par pierregautier75 à 22:06 - M - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

la crise est le signe du vivant

La citation de Juglar sur la normalité des crises dans l'économie de marché fait penser à ce qu'a écrit l'epistémologue français Georges Canguilhem "la santé est le pouvoir de tomber malade et de s’en relever." C'est ce qui établit une certaine similitude entre le marché et un organisme vivant. Dans les deux cas, l'activité est faite d'échanges et d'équilibres instables. Les inventeurs de systèmes économiques et politiques parfaitement réglés et sans risques de crises ne se donnent pas des modèles biologiques, qui eux sont forcément fondés sur les échanges.

Posté par senik, 06 mai 2009 à 09:36

La vie austère et la vie Auchan

Je partage complètement les points de vue de Frédérik Van Gaver et d'André Sénik, son premier commentateur.Le développement des échanges, le passage de la satisfaction des besoins à celle des désirs, sont indissociables du développement des sociétés humaines. Ils utilisent la fonction spécifiquement humaine qu'est la parole, et accessoirement une autre, qui s'appuie sur la première, l'aptitude au calcul.
Les conséquences sont évidemment l'apparition d'inégalités entre les parties prenantes du marché (vendeurs, acheteurs, et les fameux "intermédiaires", dont le rôle augmente avec la complexité).
Il suffit d'un retour sur l'histoire pour s'en convaincre, la survenue de crises par surchauffe, par "sortie de route", place les hommes dans la nécessité de réparer la machinerie, de la remettre en route.
Le "marché" est naturellement accompagné par ses moralistes, ses critiques, qui le condamnent au nom de ses conséquences inégalitaires, et maintenant, d'un gaspillage qui mettrait l'ensemble de la planète à l'article de la mort. La "vie austère" comme remède est en première ligne de l'ordonnance.
Pourtant, à une époque de l'histoire où l'économie de marché et sa critique théorique possédaient des forces équivalentes, la crise de 1929 ne s'est pas conclue par un ras-de-marée révolutionnaire. Les révolutions en cours ne devaient rien à la crise.
Par contre, la période euphorique de l'économie de marché, favorisée par l'abandon des protectionnismes, et la mondialisation, a mis à mal les économies "morales"et austères, et les systèmes politiques qui en étaient l'armature.
La nostalgie de ces systèmes pourrait-elle réhabiliter leur réputation de traitement préventif de la boulimie?
Du côté des responsables du monde, personne ne semble y songer sérieusement. De tous côtés, on répare, et on remet en route.

Posté par YL, 06 mai 2009 à 09:37

Du topos à l'u-topos...

Je suis quelque peu déconcerté par ce billet (1ère partie...).
Qui peut encore considérer que la fonction économique du marché est de permettre la rencontre des vendeurs et des acheteurs (un peu comme dans une foire aux bestiaux entre éleveurs et agriculteurs) ? Entre le vendeur et l'acheteur s'est glissé un troisième champ, qui a fini par se dilater au point d'occulter les deux premiers: je veux parler bien-sûr du speculateur (Etats, fonds de pension, banques, particuliers, entreprises...)
Dès lors, le prix n'oriente plus du tout la production et la consommation et ne définit plus un "rapport d'échange": les choses n'ont plus de "prix" dans nos sociétés modernes, car tout est sujet à spéculation. Le prix est l'un des paramètres d'un jeu spéculatif dynamique, un jeu de valeurs, non plus une valeur.
Quant à la dimension "historique" du propos, s'agissait-il d'un cours d'histoire naturelle ? Peut-on vraiment s'emparer d'un signe aussi idéologiquement marqué que et raconter son "histoire" comme si de rien était ? Un peu comme quand les historiens soviétiques décrivaient l'histoitre du , ou du (au début...au milieu...Enfin...) et voilà, le tour est joué!

En réalité le marché est une construction symbolique dès le départ (à moins de le confondre avec la "place du marché"). Et le discours historique est évidemment partie prenante de cette construction, comme ici: l'utopie du marché a besoin de ses lieux communs historiques... qui conduisent tout droit à s'enfermer dans ses lieux comuns actuels, telle l'indépassable question de la "régulation" du marché. Laissons ça aux journaux.

L'ambiguité sémiotique dans laquelle semble s'engouffrer le billet (1ère partie...) me paraît néanmoins remarquable, quant au signe 'marché': il y a une face signifiante, sensible, economique du marché _et d'autre part les concepts qui lui sont associés, constructions historicisantes comprises, qui sont sa face signifiée (assortie d'un ensemble vaste de connotations).
Expliquer le concept en s'appuyant sur ses manifestations historiques sensibles me paraît aussi vain que d'expliquer l'idée de "chien" par le fait qu'il s'agit d'un monosyllabe diphtongué à initiale chuintante, ou par les aboiements de l'animal "chien", ou par la relation qu'on veut bien faire entre les deux.
Comment comprendre alors la mise en place de cette illusion méthodologique ? Est-elle constitutive du concept ?
Ou encore: y a t-il une fiction à l'origine du ?

Peut-être, après tout, que l'histoire de l'économie attend elle aussi son "moment copernicien", vu la comlexité (ptoléméène!) des modèles explicatifs financiers qu'on nous présente tous les jours*. C'est notre propre regard sur le marché qu'il faudrait commencer par mettre en question, je crois, pour comprendre les phénomènes capitalistiques modernes, au lieu d'en faire la plaisante et épique peinture...
Heureusement, les "crises" finissent généralement aussi par mettre en crise les discours qui soutiennent l'ordre ancien, à moins d'entrer dans de complexes considérations de "Dialectique Libérale"(!) à laquelle je n'entends, personnellement, rien.

*Au passage, le discours sur les "crises" légitimes du système financier me fait penser aux justifications savantes et alambiquées qu'on donnait au 16ème siècle de l'incompréhensible "régression" des planètes. Merci de laisser Georges Canguilhem en dehors de ça: ou on ira bientôt expliquer aux pauvres qu'ils ne sont en fait que des symptômes!

Posté par Jay, 06 mai 2009 à 19:18

main invisible

« À la vérité, son intention (celle de "chaque individu"*), en général, n'est pas en cela de servir l'intérêt public, et il ne sait même pas jusqu'à quel point il peut être utile à la société. En préférant le succès de l'industrie nationale à celui de l'industrie étrangère, il ne pense qu'à se donner personnellement une plus grande sûreté ; et en dirigeant cette industrie de manière à ce que son produit ait le plus de valeur possible, il ne pense qu'à son propre gain ; en cela, comme dans beaucoup d'autres cas, il est conduit par une MAIN INVISIBLE** à remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ; et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus mal pour la société, que cette fin n'entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler. Je n'ai jamais vu que ceux qui aspiraient, dans leurs entreprises de commerce, à travailler pour le bien général, aient fait beaucoup de bonnes choses. Il est vrai que cette belle passion n'est pas très commune parmi les marchands, et qu'il ne faudrait pas de longs discours pour les en guérir. » (Smith, "Richesse des nations" IV 2 folio-essais page 256)

*dans le contexte l'individu est un artisan.
**c'est moi qui souligne l'expression; celle-ci d'ailleurs n'apparaît qu'une seule fois dans l'ouvrage.

Posté par pg, 07 mai 2009 à 11:31

invisible hand

"...and by directing that industry in such a manner as its produce may be of the greatest value, he intends only his own gain, and he is in this, as in many other cases, led by an INVISIBLE HAND to promote an end which was no part of his intention." ( Smith "An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations" IV,2)

Posté par pg, 07 mai 2009 à 13:47

réponse à Jay

Si l'on admet que la vie économique au sein de la société civile est faite (et doit être faite) d'échanges interindividuels s'équilibrant réciproquement, avec les risques de crise inhérents, l'analogie s'impose avec la vie du corps, faite elle aussi de destructions et de reconstructions. Je ne dis pas que la maladie est légitime, ni la crise, qu'on peut à la limite comparer à un cancer. Mais la vie est imparfaite, elle est le pire des systèmes à l'exception de tous les autres. Quant au rôle des intermédiaires, des financiers, de la Bourse, des agioteurs, rôle toujours vilipendé par les anticapitalistes, il est peut-être comparable à celui du sang. L'investissement extérieur est vital pour les entreprises, et celui qui investit spécule, anticipe sur la demande future, prend des risques, et peut y perdre sa chemise.
On ne veut pas pleurer sur les riches? OK! Mais quel autre système est préférable pour les autres?

Posté par senik, 07 mai 2009 à 13:48

Le "marché", fait de nature...humaine

Si le "marché" d'aujourd'hui n'a effectivement plus grand chose à voir avec ses plus anciennes formes, il n'y a pas de discontinuité entre le passé et le présent. On peut dire que la capacité humaine d'organiser des échanges de productions, avec ou sans monnaie, est universelle.
Des actions en vue de le contrarier, d'en abuser, ou de le soumettre à des contrôles et à des prélèvements ont été rapides. Le commerce a certainement été d'emblée une activité risquée. Mais la nécessité l'a emporté sur le risque.
Le développement du "marché" a sûrement favorisé les abus et les tromperies de toutes sortes, qui font douter de son bien fondé. Est-ce la seule spécificité humaine à pouvoir être dévoyée?

Posté par Y.L., 08 mai 2009 à 05:00

La dimension humaine du Marché "mondial"

Il me semble que manque ou est insuffisamment placée en situation de visibilité une dimension importante dans ces approches du marché. En tout cas elle me paraît diffuse au point qu'elle est noyée dans diverses considérations.

Je veux parler de la dimension humaine.

Si elle est évoquée en filigrane dans le constat que ce serait les nécessités, les désirs, les motivations humaines qui régulariseraient les marchés..., elle est plus explicitement mise sous projecteurs par ce billet d'Yves.
Cette forme de régulation dans une dimension humaine et par la part justement humaine (main invisible?) des échanges, "allait de soi" d'antan.
Dans nos sociétés dites modernes ce système de régulation par la loi d'offre et de demande persiste de manière parcellaire dans nos campagnes. Elle fonctionne, plus ou moins, bien parce que ces marchés sont localisés, qu'ils restent dans une dimension régionale à échelle humaine de temps et d'espace où se maintient un certain degré de communication réelle, d'échange relativement équitable.
Échanges opérés plus ou moins sur un pied d'égalité et de respect mutuel.
Ces plages "fossiles", résiduelles (toujours dans la perspective du modernisme et de la "foi" en l'évolution grâce au développement multinational) ne paraissent guère aptes à révolutionner les échanges commerciaux au niveau mondial globalisé ni à les humaniser; du reste elles n'en ont pas la volonté ni sans doute les moyens.

Je ne sache, que cette fameuse "main invisible" repose sur rien :
- Un automatisme de régulation qui serait lié en propre, comme par enchantement, aux marchés en tant que tels avec les échanges qu'il requiert ? Ce me paraît une abstraction ne tenant pas compte de la réalité.
Si l'on veut exclure la composante humaine des marchés, les laisser se réguler "d'eux-mêmes", si on laisse être écartée en tant que facteur de régulation, la dimension humaine du marché mondial, c'est le parer de vertus qu'il ne possède pas. En y regardant de plus près, ce serait le
"diviniser" illégitimement, voire l'idolâtrer. Il me semble que l'humanité a suffisamment donné dans ce domaine pour qu'elle sache en tirer les leçons en tout domaine qui la concerne.

Loin de moi l'idée de me placer en père la vertu. J'attire simplement l'attention sur le fait que des libertés fondamentales d'individus sur cette planète à partager, sont immolées sur l'autel des vertus supposées du marché concentré dans quelques mains dominantes (par esprit et organisation de type pharaonique, pyramidal que j'ai déjà évoqué et dénoncé sur d'autres sujets)

La problématique réelle me paraît provenir de la mise en place d'une idéologie dominante de fait, celle du profit et de la sécurité par le progrès dans la foi en l'optimisation des rendements.
En ce sens je dirai que ce sont plutôt des mains sans tête, plus ou moins camouflées et donc peu visibles, qui règlent le marché en vue de leur profit. Et ce au détriment de certaines libertés fondamentales des citoyens du monde que nous sommes, ce dont nous sommes en train de prendre conscience à plus grande échelle à la suite de précurseurs.

Doute-t-on de ce que je viens d'exposer ?
Et bien, considérons quelques exemples qui se profilent à l'horizon immédiat tels que:
- l'interdiction de commercialiser des graines non modifiées de main d'homme, avec son corollaire "de précaution" le stockage à échelle mondiale, des dites graines "originaires" dans une sorte de bunker qui ressemble à une tombe.
- La proposition d'interdire l'utilisation d'engrais d'orties et des jardins privatifs... (Il faut y voir une patte "monsantique")

Jusqu'où accepterons-nous de laisser sacrifier certaines de nos libertés fondamentales sur l'autel des "totalitarismes" libéraux multiformes ?
Un possible facteur humain de régulation des marchés tant de denrées que d'idées etc., semble se profiler avec un certain succès via l'Internet. Est-il réellement démocratique et porteur d'espoirs?
La question reste posée.

Posté par Eric Delmas-Mars, 09 mai 2009 à 11:15

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