Des droits de l’homme, que disent les Ecritures (saintes) ? 

De fait, les prophètes ne cessent de dire, de « dire des paroles pour dire ».

Or dans DIRE il y a une pluralité de sens et de valeurs, à commencer par les deux sens suivants que l'on confond volontiers en français :
Le DIRE qui est ce qu'une personne dit ou déclare, et
Le DIRE qui est ce qu'une personne dit ou écrit à une autre personne.
Les anglophones font bien la différence:
-"I am happy" he said... il le dit , il se sent heureux et n'a pas forcément d'interlocuteur.
-"I am happy" he told to me.. il est face à une écoute et tient à le faire savoir.
To say and to tell are very different...
Cette ambiguïté dans notre langue peut donc parfois être source de confusions. 

De plus ce que les prophètes ont dit ne nous est parvenu que par ceux qui les ont écoutés. La formulation, la langue, l'intonation et toutes les vibrations que porte la voix ne nous sont parvenues que par des vecteurs humains, donc fragiles, traduits par leur conscience, leur culture, en bref la subjectivité des contemporains ou de leurs descendants. Ce qui a vraiment été dit restera une spéculation, une interprétation.
Lorsque l'on interprète les "Ecritures"(saintes) et les milliers de commentaires qu'ils ont inspirés, on reste interprète, et cela dès la traduction qui est trahison selon le vieux dicton italien:"Traduttore-Traditore", adage difficile à démentir lorsqu’on est soi-même enseignant.
Il y a dans le Talmud, une histoire pleine d'humour qui traduit bien ce décalage:
-Moïse demande à Dieu une ultime faveur, celle de revenir un jour pour écouter ce que ses descendants ont fait de son enseignement. Il assiste bien plus tard à l'enseignement d'un des maîtres de la Torah: Rabbi Akiba. Moïse est invisible au fond de la classe et reste stupéfait ; il ne reconnaît que très peu de ses propos ; il interroge alors Dieu qui lui répond: c'est l'enseignement que tu as donné et que cet homme a enrichi.
interprétation » libre)

On peut donc dire que les droits de l'homme ont en un sens  toujours existé ; il se sont enrichis des cultures qui les ont inspirés ; la Torah est pétrie de Lois : leur respect est toutefois l'essentiel et c'est ce qui reste le plus difficile à réaliser.

Freddy Chiche (cardiologue)