On peut parfaitement penser que, dans le développement d’un être humain, l’action du milieu (familial, social…) est beaucoup plus importante que celle de la nature, ou, mieux, que la nature n’agit qu’en interaction avec le milieu.

On peut aussi penser que les effets destructeurs sur les enfants des images violentes et pornographiques qui sont diffusées par Internet et la télévision ne sont nullement établis, puisqu' aucune étude scientifique totalement probante ne l'a encore fait ; et donc être perplexe à l’égard des craintes exprimées sur ces sujets par les associations familiales et ceux qui les soutiennent.

Mais peut-on sérieusement penser les deux en même temps ?

Il me semble que l’insouciance à l’égard de la violence et de la pornographie télévisuelles serait mieux étayée sur une conception naturaliste de l’homme ; mais si, moderne, on a rompu avec ce naturalisme et que l’on croit au rôle déterminant de l’environnement, comment ne pas s’inquiéter et considérer plutôt, compte tenu de la gravité et de la complexité du problème, que l’absence actuelle de preuve scientifique doit nous pousser à poursuivre les recherches et non à refermer le dossier.

PS : à lire Karl Popper et J.Condry : La télévision, un danger pour la démocratie. Collection 10/18.

PG

pour être prévénu des nouveaux "billets", il suffit de me le signaler sur commentaires.